Nous avons passé l'échographie cardiaque du bébé le 7 décembre dernier. Nous étions confiants. Jérémie n'est même pas venu assister tellement on était sûrs qu'on allait se faire dire : "Tout est beau madame". Mais non. Une petite image tracasse les médecins. On doit repasser un contrôle lorsque le bébé sera plus vieux. Le rapport indique :
"Pas de cardiopathie majeure, cependant examen techniquement limité. Pas d'hypertrophie présentement, mais ceci n'élimine pas la transmission de la maladie (risque de 50%) qui pourrait s'exprimer plus tard. Onde A profonde (parfois même rétrograde) dans le ductus venosus sans évidence d'obstruction du coeur droit suggère un dysfonctionnement ventriculaire droit ou un myocarde moins mature que 20 semaines ; est-il possible que le foetus soit plus jeune que 20 semaines de gestation ? Recommandons contrôle vers 24 semaines."
Moi ce que je comprends, c'est que il y a une tite veine, le ductus venosus ou la veine ombilicale qui fait pas bien son travail et que le ventricule droit de mon bébé n'est pas assez compliant pour absorber le sang que le coeur reçoit via ces veines. Ça peut rentrer dans l'ordre car peut-être que le coeur de Flavie se développe plus lentement (mais il est toutefois impossible que mon bébé ait moins de 20 semaines puisque j'ai été inséminée), mais pour le moment, ils voient un dysfonctionnement dans le ventricule droit. Ils veulent revoir dans quelques semaines pour voir où ils en seront. Ils ont beau dire de ne pas m'inquiéter, c'est MON bébé et oui cette possibilité m'inquiète. S'il n'y avait vraiment rien, je ne serais pas dans cet état, à attendre le 10 janvier prochain pour qu'ils revoient mon bébé.
J'ai une boule en dedans de moi. J'ai envie de crier que moi je la veux notre petite Flavie à nous, que je veux la serrer dans mes bras, que je veux la mettre en monde, en santé, vivante. Que la vie nous a déjà apporté pas mal de difficultés pour la concevoir, qu'elle n'a pas le droit de nous reprendre ce rêve là. Si vous saviez à quel point je Lui dis là-haut, de protéger ma Flavie, de ne pas lui faire de mal, de la faire grandir en moi pour qu'elle soit avec nous. Le 10 janvier, j'aurai 25 semaines et 2 jours. Je ne veux pas, ça ne se peut pas, qu'on me dise qu'il n'y aura pas de Flavie en bout de ligne.
Depuis le début de notre projet d'avoir des enfants, nous avons dû passer au travers du processus de fertilité. Nous avons connu les déceptions des échecs. J'ai appris que c'était moi le problème de notre fertilité. J'ai accepté le fait d'avoir une trompe bouchée et 2 fibromes. J'ai accepté le fait que j'avais une maladie cardiaque qui pouvait être transmissible à mon enfant. Qu'une grossesse aggravera ma maladie et que je ne pourrai assurément plus dire non au défibrillateur cardiaque. Nous avons foncé. Je suis tombée enceinte. On me suit toutes les 4 semaines à la Clinique GARE de Sainte-Justine et toutes les 6 semaines à l'Institut de cardiologie de Montréal. Je dois vivre cette grossesse dans la douleur car un de mes fibromes grossit beaucoup et est collé sur le col de mon utérus. Ce fibrome empêchera la sortie de mon bébé par voie naturelle. Ce fibrome, combiné à mon placenta antérieur inséré bas, fait en sorte que je devrai subir une césarienne ce qui n'est pas l'idéal parce qu'une telle opération entraîne de grandes pertes de sang ce qui n'est pas très appropriée pour ma maladie cardiaque. De plus, avec ce fibrome, il y a des chances que ce soit ma seule et unique grossesse puisqu'il bloquera le col et que s'il ne se résorbe pas, ils devront me l'enlever avec risque d'hystérectomie. Et là, maintenant, on m'annonce que mon bébé, mon petit trésor, ma petite Flavie, a un pépin au coeur, mais "qu'il est trop tôt pour se prononcer donc de ne pas m'inquiéter"?
AILLE TABARNAC ! C'est quoi j'ai fait à la vie pour qu'elle me mette des bâtons dans les roues à ce point là ? Comment je vais faire pour vivre sereinement cette attente interminable jusqu'au 10 janvier. Comment est-ce que je peux faire pour vivre avec ce doute ? Est-ce qu'il y a quelqu'un quelque part qui peut me dire : OUI Maika, tu vas l'avoir ta petite Flavie. Est-ce que c'est trop demandé ?
Quand le soleil a disparu, comment fait-on pour le retrouver ? Voici mon blog-thérapie.
vendredi 9 décembre 2011
dimanche 4 décembre 2011
Flavie :)
Une belle petite fille. C'est ce que nous aurons en avril prochain. Encore mille et une questions, mais on garde le cap sur le positif. Elle a l'air en santé, tout paraît normal. Nous devrons quand même passer une échographie cardiaque pour le bébé le 7 décembre, mais tout semble indiquer qu'elle n'a pas la maladie. Nous sommes très heureux. Merci la vie. Merci.
mardi 29 novembre 2011
Mi-parcours, on passe aux tests
J'ai maintenant atteint la mi-chemin de ma grossesse. Demain, ce sera le premier de 2 tests déterminants pour la poursuite de cette belle aventure : la 2e écho et l'échographie cardiaque du bébé. Je suis consciente qu'avec ma myocardiopathie, il y a des risques que le bébé soit malade. Mais je reste positive. Comme un petit canard sur un lac, j'affiche un air calme et confiant face aux autres alors qu'en vérité, à l'intérieur, je meurs de trouille. Les scénarios catastrophes se bousculent dans ma tête depuis les derniers jours. S'il fallait que... s'il fallait qu'ils découvrent une anomalie, s'il fallait que je doive interrompre ma grossesse (ce qui signifie un accouchement soit dit en passant), s'il fallait que le bébé soit malade par ma faute... Je suis morte de peur. J'ai peur d'être blessée, de voir mon rêve s'envoler en fumée. J'ai peur de ne jamais connaître la petite personne que mon ventre fabrique depuis 20 semaines, j'ai peur que toutes les caresses et les paroles que je lui dis depuis le début n'aient pas suffit à le protéger. J'imagine que c'est ça, l'amour maternel.
lundi 7 novembre 2011
Quand la chance tourne
Une de mes amies les plus proches vient de vivre un (autre) deuil : elle a fait un arrêt de grossesse. Normal, me direz-vous, 25% des femmes font des fausses couches dans le premier trimestre. N'empêche. C'est triste, très triste. Je compatis beaucoup avec elle et lui souhaite tout le courage nécessaire pour passer cette épreuve.
Cette mauvaise nouvelle ne fait que me rappeler la chance immense que j'ai d'être enceinte. Une chance que je savoure à chaque seconde et à chaque minute qui passe. J'essaie de ne pas m'inquiéter... mais avec des nouvelles comme celles-là (et mes antécédents notoires d'angoisse), le hamster s'est remis à courir vite vite dans ma tête.
Et si les médecins voyaient quelque chose d'anormal lors de ma prochaine échographie (dans 3 semaines)? Et si l'écho cardiaque foetale du bébé s'avérait positive à la maladie ? Et si la chance tournait ?
Il n'existe pas de miracle, ni de remède magique approuvé contre la malchance, contre les infortunes de la vie. Le seul moyen de survivre, c'est d'y foncer tête baissée. Et se croiser les doigts.
Cette mauvaise nouvelle ne fait que me rappeler la chance immense que j'ai d'être enceinte. Une chance que je savoure à chaque seconde et à chaque minute qui passe. J'essaie de ne pas m'inquiéter... mais avec des nouvelles comme celles-là (et mes antécédents notoires d'angoisse), le hamster s'est remis à courir vite vite dans ma tête.
Et si les médecins voyaient quelque chose d'anormal lors de ma prochaine échographie (dans 3 semaines)? Et si l'écho cardiaque foetale du bébé s'avérait positive à la maladie ? Et si la chance tournait ?
Il n'existe pas de miracle, ni de remède magique approuvé contre la malchance, contre les infortunes de la vie. Le seul moyen de survivre, c'est d'y foncer tête baissée. Et se croiser les doigts.
vendredi 28 octobre 2011
Maudit que la vie est injuste
C'est une histoire qui me parle puisqu'elle est semblable à la nôtre. Monsieur et Madame Loutre s'aiment et veulent sublimer leur amour en concevant un enfant. Ils essaient, essaient et essaient encore. Sans succès. Un jour, le verdict tombe : le couple souffre d'infertilité. Souffrir, c'est le bon verbe. S'en suit des mois de tests, rendez-vous, examens pour finalement débuter un protocole de fécondation in vitro. La FIV, le plus dur traitement de fertilité. Des hormones, des pillules, des injections, des ponctions. De l'attente. Une fois (une fois, mais qui s'échelonne sur presque 3 mois) qui se solde malheureusement par un échec. Monsieur et Madame Loutre se retroussent les manches et essaient une deuxième fois. Le miracle se produit. Madame Loutre est enceinte, de dire le test de grossesse. Et même la prise de sang. Sept semaines plus tard, le miracle s'avère être un mirage. Le coeur de Bébé Loutre ne bat pas. Déception n'est pas un mot assez fort pour décrire la peine de la famille Loutre. Désastre, fin du monde, anéantissement. La vie n'est pas juste. La vie est une putain de salope. Je suis tellement triste pour eux. Du plus profond de mon coeur ma belle Madame Loutre, je te dis de prendre quelques instants pour toi. Je te comprends et si tu as besoin de parler, tu sais où me trouver. Gros câlin.
mardi 25 octobre 2011
Tout va bien (maintenant, reste à arrêter de douter)
Tout va bien. Bébé grandit bien et normalement. Ils me l'ont dit le 14 octobre lors de mon écho. Je l'ai même vu ce petit pou. Une fille apparemment. Une petite Flavie. Tout va bien. Si j'arrête de penser aux saignements que j'ai eu le 15 octobre et aux crampes drôlement douloureuses que j'ai depuis 2 jours. Deuxième rendez-vous demain. Tout va bien. Maintenant, il faut que j'y crois.
jeudi 13 octobre 2011
Échographie demain
Demain. Demain. J'ai tellement hâte. Hâte de savoir si tout est beau, hâte qu'on me confirme que Gino Crevette va bien, que tout est normal. Demain. Demain. Tantôt.
vendredi 7 octobre 2011
3 mois. Presque.
Échographie dans une semaine. Le temps passe vite. J'ai de la difficulté à distinguer prudence et angoisse. J'ai peur de cette écho, même si tous les signes démontrent que tout va bien. Que dans moins de 200 jours, Gino Crevette sera des nôtres. C'est fou. Complètement. Mais quelle belle folie.
dimanche 2 octobre 2011
Profiter du temps
Au fond, j'ai de la chance. En fait, c'est peut-être ça mon "problème". Je ne réalise pas la chance que j'ai d'être enfin enceinte. Pendant des années, cet état m'a paru une chose si impossible, si irréalisable, que j'avais perdu espoir. Lorsque je repense à ces derniers mois, à la tristesse que j'avais, à ce sentiment quasi permanent de n'avoir aucun contrôle sur ma vie, d'être malheureuse, sans futur, un état qui empoissonnait tous les aspects de ma vie, qu'ils soient ou non liés à mon infertilité. Je ne pouvais pas avoir des enfants, donc je me noyais dans mon travail, je négligeais mon coupe, je le sabottais même, je fuyais mes amies et leur bonheur que je jalousais. Personne, à mes yeux, ne pouvait comprendre. Ne pouvait imaginer la profondeur de ma détresse. Je ne compte plus les matins où je me suis levée en pleurant, où la colère m'a envahie pour rien dans la journée, où la réalité me dégoûtait à un point où j'avais tout simplement envie de la fuir en me saoûlant, me drogant ou me jettant dans les bras de quelqu'un et pleurer. J'ai réagi de façon incensée, j'ai pensé des choses qui n'étaient pas moi, j'ai fait des choses que je regrette. J'ai failli me détruire. Si mon mari ne m'avait pas pris par les épaules, un soir du mois de juillet, en me disant que si je ne prenais pas du temps pour penser à tout ça, du temps pour penser à moi, que personne n'allait le faire à ma place. Dans ses yeux, je voyais son impuissance, son envie de me secouer et de me dire : réveille toi ! C'est là que j'ai décidé d'aller voir un médecin, de prendre un arrêt de travail, d'essayer une dernière insémination et de prendre quelques mois de recul face à tout ça. Et là, le miracle s'est produit. Je suis tombée enceinte. J'ai fait pas moins que 8 tests de grosssesse, une échographie de confirmation de grossesse. J'ai appelé 1000 fois Info Santé à la moindre petite inquiétude. J'ai pris un rendez-vous en clinique privée pour qu'ils écoutent le coeur du bébé. Aujourd'hui, je commence ma 12e semaine, les nausées sont presque parties, j'ai entendu 2 fois le coeur du bébé, j'ai une belle bedaine, tout semble normal. J'ai arrêté de croire que j'allais faire une fausse couche à toutes les 2 secondes. Je reste prudente, mais j'essaie de moins angoisser. Je suis consciente que je ne serai pas enceinte 4 fois. Ni même 2. Quoi que si tout va bien, je pourrais l'envisager. Mais pas maintenant. Aujourd'hui, 2 octobre, je passe la soirée en amoureux avec mon mari, qui me flatte la bedaine. J'ai un petit chien qui me fait rire. Des amies qui ont compris que ce n'était pas elles que je rejettais, mais tout en général. Des amies qui sont encore fidèles. Une famille aimante. Je profite du temps. De chaque instant.
mardi 20 septembre 2011
La mort
Aujourd'hui, j'ai appris le décès soudain du père d'une de mes plus anciennes amies. Que dire à une amie qui vit certainement l'un des jours les plus tristes de sa vie ? Les mots me manquent pour dire combien la perte de son papa me touche. Je le connaissais bien et je me rappelerai toujours son sourire en coin, sa force tranquille et son côté malcommode. Un chouette monsieur. Perdre son père est une épreuve terrible et je n'ose m'imaginer ma propre peine lors mon paternel quittera à son tour ce monde. Cette nuit, je pense à Marie-Pierre, à sa soeur Marie-Eve, à Mimi et à toi Richard. Je sais que rien ne peut arriver aux petits bébés de Marie-Pierre et moi. Tu as rejoins les anges dans le ciel et tu veilleras sur nous. Je te promets de continuer à être une amie fidèle pour ta fille et que je serai à ses côtés pour l'aider à surmonter sa peine. Repose en paix.
jeudi 15 septembre 2011
Le bonheur facile
Lors d'une récente conversation, une amie et moi philosophions sur le bonheur facile. C'est une capacité que j'envie, mais que je n'ai pas malheureusement. Le bonheur facile, c'est de s'émerveiller sur des riens, c'est avoir du fun sans se poser de questions, c'est profiter de chaque moindre chose que la vie nous offre sans se soucier de quoi que ce soit. J'aimerais avoir le bonheur facile. J'aimerais pouvoir me contenter de peu. Faire ce que je veux, toujours. Ne pas me sentir constamment médiocre ou me forcer à me considérer comme par peur de mauvais jugement. Pourtant, je sais que cette vie est la seule que j'aurai. Que c'est à moi de l'aborder comme si elle était extraordinaire à tous moments et de savourer les peines et les joies qu'elle me donne. De me laisser le droit d'être heureuse sans me dire que qu'un malheur est proche.
En attendant, je médite sur ces sages pensées :
En attendant, je médite sur ces sages pensées :
Ne cherche pas le bonheur, fais-le.
Les gens ne connaissent pas leur bonheur, mais celui des autres ne leur échappe jamais.
La chasse au bonheur est la quête de toute une vie.
et surtout celle-ci....
Le bonheur facile est toujours le plus difficile à trouver.
jeudi 8 septembre 2011
Mine de rien, ça fait quelques jours qu'il ne pleut pas....
Mine de rien, ça fait quelques jours qu'il ne pleut pas dans mon coeur. C'est tout. Apprécions ce fait.
dimanche 4 septembre 2011
Les probabilités
Ah, les probabilités ! Je les déteste. Elles m'angoissent. Il faut dire que je n'ai pas toujours eu de la chance avec elles. Premièrement, je suis atteinte du syndrôme de Marcus Gunn, un syndrôme peu commun qui est caractérisé par une synchronisation entre mon oeil et ma mâchoire : http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/marcus-gunn-syndrome-de-8016.html. Deuxio, je souffre de myocardiopathie hypertophique, une maladie cardiaque qui affecte 1 personne sur 500, mais généralement plus les hommes http://fr.wikipedia.org/wiki/Cardiomyopathie_hypertrophique !
C'est peut-être pour ça que j'ai tendance à accorder plus d'importance aux faibles probabilités. Par exemple, quand mon mari est en retard, je considère davantage les probabilités qu'il lui soit arrivé un malheur extrême (un kidnapping, un accident mortel, etc...) que les probabilités plus "normales" (traffic, mauvaise estimation de son temps de déplacement, discussion avec son boss, arrêt pour faire une course, etc). C'est aussi pour cela que lorsque je me retrouve sur le traversier St-Siméon/Tadoussac avec 2 camions de matières dangeureuses, je suis persuadée que la probabilité d'accident va se produire.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai une obsession pour les scénarios catastrophes. Or (et fort heureusement!), j'ai rarement raison. Par exemple, lors de nos traitements de fertilité, il y avait 1 chance sur 4 que je sois enceinte après 3 traitements d'inséminations. Donc 75% des chances que je ne le sois pas. Pour une fois, je suis tombée du bon côté. Les probabilités ont joué en notre faveur et nous sommes très heureux.
Or, maintenant, je sais que 1 grossesse sur 4 se termine en fausse couche. DEVINEZ QUELLE PROBABILITÉ EST MAINTENANT MON OBSESSION ?
C'est peut-être pour ça que j'ai tendance à accorder plus d'importance aux faibles probabilités. Par exemple, quand mon mari est en retard, je considère davantage les probabilités qu'il lui soit arrivé un malheur extrême (un kidnapping, un accident mortel, etc...) que les probabilités plus "normales" (traffic, mauvaise estimation de son temps de déplacement, discussion avec son boss, arrêt pour faire une course, etc). C'est aussi pour cela que lorsque je me retrouve sur le traversier St-Siméon/Tadoussac avec 2 camions de matières dangeureuses, je suis persuadée que la probabilité d'accident va se produire.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai une obsession pour les scénarios catastrophes. Or (et fort heureusement!), j'ai rarement raison. Par exemple, lors de nos traitements de fertilité, il y avait 1 chance sur 4 que je sois enceinte après 3 traitements d'inséminations. Donc 75% des chances que je ne le sois pas. Pour une fois, je suis tombée du bon côté. Les probabilités ont joué en notre faveur et nous sommes très heureux.
Or, maintenant, je sais que 1 grossesse sur 4 se termine en fausse couche. DEVINEZ QUELLE PROBABILITÉ EST MAINTENANT MON OBSESSION ?
jeudi 1 septembre 2011
Irène ou beaucoup de bruit pour presque rien
Mine de rien, j'ai tiré une leçon du passage de l'ouragan Irène. On en a tellement parlé, les journalistes prédisaient des scénarios catastrophes, on a pris des précautions, Obama s'en est mêlé, bref, Irène, c'était supposé être LA tempête. Eh bien finalement, on s'en est tiré. Beaucoup de bruit pour presque rien.
Je fais souvent une Irène de moi-même dans ma vie. J'imagine des scénarios catastrophes, je prédis le pire du pire, mais finalement, ça ne se produit jamais, ou du moins, jamais autant PIRE que je l'avais imaginé. Mais, à chaque fois, que de temps et d'énergie perdus dans la peur, l'angoisse et l'anxiété. C'est épuisant et surtout inutile.
La vie ne peut pas toujours être une suite d'ouragans de force 5. La vie n'amène pas que des Irène à répétition. Parfois, il y a du soleil. Il FAUT du soleil.
Je fais souvent une Irène de moi-même dans ma vie. J'imagine des scénarios catastrophes, je prédis le pire du pire, mais finalement, ça ne se produit jamais, ou du moins, jamais autant PIRE que je l'avais imaginé. Mais, à chaque fois, que de temps et d'énergie perdus dans la peur, l'angoisse et l'anxiété. C'est épuisant et surtout inutile.
La vie ne peut pas toujours être une suite d'ouragans de force 5. La vie n'amène pas que des Irène à répétition. Parfois, il y a du soleil. Il FAUT du soleil.
mercredi 24 août 2011
Tempête dans mon cerveau
Parfois, j'ai l'impression que je vais devenir folle. Une vraie tempête dans mon cerveau. Si tous les "instincts", les "prévisions" que je me fais se réalisaient, je crois que je ne m'en remettrais jamais. Or, pas besoin qu'ils se réalisent, je les écoute, je suis certaine qu'ils vont se réaliser. Pourtant, je devrais croire au bonheur, en la vie, en la chance que j'ai. J'ai un mari formidable, une famille géniale, des amis fidèles, un chien merveilleux. J'ai eu un bel emploi à 25 ans, une maison à 27, je suis mariée. Moi qui pensais ne pas pouvoir procréer, la vie m'envoie pourtant tous les signes du contraire. Comment avoir confiance en la vie ?
mardi 23 août 2011
L'erreur de prévision
Je suis entrain de lire un livre. Être bien dans sa peau, du Dr David Burns. Grosso modo, ce livre propose un traitement pour vaincre la dépression, l'anxiété et les troubles de l'humeur. Tout à fait dans mes cordes ces temps-ci. J'y ai appris par exemple que les idées noires sont causées par des distorsions cognitives de l'esprit. Ma préférée : les conclusions hâtives. Les conclusions hâtives, c'est lorsque tu tires trop rapidement une conclusion négative, à partir de faits qui ne se justifient pas. En sous-catégorie, l'erreur de prévision, cette boule de cristal maudite qui annonce que des malheurs. Exemple : Je n'aurai jamais d'enfants.
Pour aider le patient a se débarasser de ses facheuses distorsions, le Dr Burns propose l'exercice suivant. Un tableau de trois colonnes dans lequel on note ses réactions spontannées, les distorsions cognitives qui y sont associées et une réaction rationnelle plus appropriée, qui a pour but de modifier les codes du cerveau.
Je me lance :
Pour aider le patient a se débarasser de ses facheuses distorsions, le Dr Burns propose l'exercice suivant. Un tableau de trois colonnes dans lequel on note ses réactions spontannées, les distorsions cognitives qui y sont associées et une réaction rationnelle plus appropriée, qui a pour but de modifier les codes du cerveau.
Je me lance :
- Réaction spontanée : Je n'aurai jamais d'enfants
- Distorsion cognitive : Clairement une conclusion hâtive, une erreur de prévision
- Réaction spontanée : Qui suis-je pour prédire l'avenir ? Pourquoi m'acharner à voir autant de malheur s'abattre sur moi ? Le sombre pronostic, loin de me protéger, ne fait que me plonger dans une vague de pessimisme inutile et destructeur.
Pas pire hein ? Malheureusement, la liste des angoisses comporte encore plusieurs points. Il y a un début à tout.
dimanche 21 août 2011
Le vent... on oublie toujours le vent
Qu'il fasse beau ou que ce soit le déluge, il est rare qu'il n'y ait pas de vent. Parfois doux, parfois décoiffant, le vent souffle, rafraîchit, refroidit même. Il change d'intensité, transforme une simple pluie en véritable tempête ou une journée trop chaude en journée supportable. Le vent change de direction. Le vent tourne. Wind of change comme chantait le groupe Scorpions. J'avais oublié qu'il y avait le vent. J'avais oublié à quel point une douce brise pouvait être agréable. Oui, c'est bon le vent. Tellement doux que ça fait peur.
vendredi 12 août 2011
En attendant la pluie...
Bon. J'attends. Tous les signes de l'insuccès sont là, mais j'attends toujours le jour 1 de mon nouveau cycle. J'ai mal au ventre. Je suis impatiente. J'attends la pluie, mais espère toujours le soleil.
Vivement un changement d'air.
Vivement un changement d'air.
jeudi 11 août 2011
On prévoit de la pluie
C'était presque trop beau pour être vrai. Ma température est basse désormais, ce qui signifie que mes règles débuteront sous peu apparemment. Inutile de dire que les larmes coulent sur mes joues depuis ce matin. Un autre mois d'attente, un autre échec. J'attends que le sang de mon coeur en mille morceaux confirme l'insuccès de cette 3e insémination.
mardi 9 août 2011
Les prédictions météo
Dans la vie, je suis une fille qui aime avoir "des plans de match". J'aime quand tout est organisé, planifié, prévu, minute par minute. Je suis le genre de fille qui aime lire les résumés détaillés des films avant de les regarder, une lectrice qui lit imanquablement les trois derniers mots d'un roman en le commençant, une conductrice qui aime bien sortir des plans Google map avant de partir, bref, vous voyez le topo. Pour en rajouter, je dirais aussi que je suis du genre à regarder les prédictions météo et de croire en les métérologues avec une foi aveuglante. Ce soir, on annonce de la pluie. Or, mes parents "anges-de-la-rénovation-un-peu-trop-sur-le-ritalin-mais-que-j'aime-tant" sont en pleine opération "pimp mon deck". Je stresse pour eux. Je panique intérieurement, car on annonce de la pluie. Juste à l'écrire, je me rends compte du ridicule de la situation. Et si les métérologues s'étaient trompés ? Si la pluie arrivait que tard tard ce soir ? Et si c'était une bonne affaire qu'il mouille ? Et si j'arrêtais de vouloir tout prévoir ? Et si je cessais de m'en faire pour des choses dont je n'ai absolument pas le contrôle ?
Et si j'allais me faire teindre les cheveux ?
Et si j'allais me faire teindre les cheveux ?
lundi 8 août 2011
Température
Angoisse de marde. J'ai pas d'autres mots. Ça encore commencé avec la prise de température ce matin. Eh oui, ma température redescend. 36.3 C. Et ça spin dans ma tête depuis. C'est terrible, cette boule qui apparraît dans mon ventre, qui se forme, me bloque l'estomac, fait monter ma rage et les larmes aux yeux. Pourquoi ça fait ça ? Pourtant, hier mes parents sont arrivés, on a préparé le voyage pour se changer les idées, ça allait somme toute bien. Pour la première fois depuis mon arrêt de travail, je pouvais dire : je suis bien. Ce n'est plus le cas ce matin. Tout le monde dort dans la maison, moi je ne peux plus dormir. Tout ça, à cause d'une température. Et dire qu'il va falloir que je fake d'être dans un mood passable lorsque mes parents se lèveront. Sinon, j'aurai droit à un discours rempli de bonne volonté de ma chère maman sur le fait de ne pas me décourager, de garder espoir, que tout va bien aller.
Bien aller ? Avoir des enfants ? J'aimerais y croire et ne pas être aussi triste.
Bien aller ? Avoir des enfants ? J'aimerais y croire et ne pas être aussi triste.
samedi 6 août 2011
Alternance soleil/nuages
J'ai eu une belle journée avec mon mari aujourd'hui. Avec Croquette, nous sommes allés nous prélasser dans un site magnifique dans Lanaudière. J'ai décroché. J'ai même pas pensé une minute à avoir des bébés. Sur le chemin du retour, je me disais que j'étais quand même bien, à cet instant, que j'avais de la chance d'avoir un mari comme lui. Puis, je me suis mise à penser à ÇA. Avoir des enfants. Est-ce que je suis enceinte ou non ? Parfois je me dis que cette 3e insémination a été la bonne... D'autres fois, je me dis qu'il faut que je me rende à l'évidence, ça ne marchera pas. Tout ce questionnement a mis des nuages dans ma journée. J'essaie de me calmer, me dire de ne pas anticiper trop. C'est bon signe comme réaction je trouve. Apprécions cette belle journée, où le soleil a quand même été de la partie.
vendredi 5 août 2011
Où es-tu ou Incertitude météo
Mauranne a chanté :
Où es-tu, où es-tu ?
Si je savais je serais...
Je serais là où tu es.
Où es-tu ?
J'ai envie de chanter cette chanson là à moi-même. Où est-ce que la vraie Maika est rendue ? Pourquoi cette satanée boule en moi ?
Une minute c'est l'orage, l'autre une fine pluie, ensuite un éclaircie, le retour des nuages, l'ouragan, le front froid, la dépression.... Je fais tous les temps en une journée. Où est la Maika qui n'aimait que le soleil ? Qui était constamment sous le soleil ?
Je vais déjeuner avec une amie. Ça m'angoisse. Elle est enceinte. Son 3e. Dieu seul sait à quel point j'apprécie cette amie. Mais j'angoisse de la voir heureuse, enceinte, épanouie. Tout ce que je ne suis pas.
Oui, je sais ce que vous dites, vous chers lecteurs loin d'être nombreux. "Botte toi le cul, ton bonheur tu le fais, tu as plein de belles choses dans ta vie, blablabla...". Je sais. Je suis peut-être incertaine côté météo, mais je suis intelligente. C'est juste que LÀ, les incantations, les speechs de motivation, les prières, les pensées positives... ben ce n'est plus assez.
En attendant, j'écoute Mauranne :
Je te cherche au fond de moi,
Moments de joie, désirs, éclats de voix, mais
Oublies-tu, où que tu sois ?
Fallait-il qu'on en arrive là ?
Où es-tu, où es-tu parti ?
Dans quelle autre vie ?
Où es-tu, où es-tu ?
Si je savais je serais...
Je serais là où tu es.
Où es-tu ?
J'ai envie de chanter cette chanson là à moi-même. Où est-ce que la vraie Maika est rendue ? Pourquoi cette satanée boule en moi ?
Une minute c'est l'orage, l'autre une fine pluie, ensuite un éclaircie, le retour des nuages, l'ouragan, le front froid, la dépression.... Je fais tous les temps en une journée. Où est la Maika qui n'aimait que le soleil ? Qui était constamment sous le soleil ?
Je vais déjeuner avec une amie. Ça m'angoisse. Elle est enceinte. Son 3e. Dieu seul sait à quel point j'apprécie cette amie. Mais j'angoisse de la voir heureuse, enceinte, épanouie. Tout ce que je ne suis pas.
Oui, je sais ce que vous dites, vous chers lecteurs loin d'être nombreux. "Botte toi le cul, ton bonheur tu le fais, tu as plein de belles choses dans ta vie, blablabla...". Je sais. Je suis peut-être incertaine côté météo, mais je suis intelligente. C'est juste que LÀ, les incantations, les speechs de motivation, les prières, les pensées positives... ben ce n'est plus assez.
En attendant, j'écoute Mauranne :
Je te cherche au fond de moi,
Moments de joie, désirs, éclats de voix, mais
Oublies-tu, où que tu sois ?
Fallait-il qu'on en arrive là ?
Où es-tu, où es-tu parti ?
Dans quelle autre vie ?
jeudi 4 août 2011
Orage
Comme ce blog est beaucoup, beaucoup moins lu que Facebook et que faut que ça sorte.... J'ai juste envie de crier CALIS POURQUOI JE NE SUIS PAS CAPABLE D'ENFANTER COMME TOUT LE MONDE SAINT-CIBOIRE ?? Oui, ce soir, il y a un gros orage dans ma tête.
Tout ça, à cause d'un tableau Fertility Friend qui me dit que j'ai ovulé le 31 juillet et non le 1er août et que j'aurais donc, selon eux et ma courbe de température, raté mon estie de viarge d'insémination prise 3. link
Je veux tellement que ça marche. J'ai le goût de tuer tellement je suis enragée. Je déteste, déteste, avoir de la peine. Je déteste avoir ce sentiment qui me dit que ça ne marchera pas. Je n'ai aucun contrôle sur mon corps. Je suis une tabarnak d'incompétente ovulaire.
J'vais me coucher. Dormir. Je suis bonne là dedans.
Tout ça, à cause d'un tableau Fertility Friend qui me dit que j'ai ovulé le 31 juillet et non le 1er août et que j'aurais donc, selon eux et ma courbe de température, raté mon estie de viarge d'insémination prise 3. link
Je veux tellement que ça marche. J'ai le goût de tuer tellement je suis enragée. Je déteste, déteste, avoir de la peine. Je déteste avoir ce sentiment qui me dit que ça ne marchera pas. Je n'ai aucun contrôle sur mon corps. Je suis une tabarnak d'incompétente ovulaire.
J'vais me coucher. Dormir. Je suis bonne là dedans.
Je haïs le doute
Depuis 6 h ce matin, je doute. Au moment même où mon cadran sonnait pour prendre ma température (geste traditionnel que je fais depuis 8 mois maintenant et que toute femme qui souhaite tomber enceinte connaît), le doute s'est installée. À la lecture de ma température, 36.8 C, un record, j'ai commencé à douter. Pourquoi une température si élevée ? Bon signe ? Mauvais signe ? Et si c'était la bonne ? Pourquoi j'ai une boule dans le ventre ? Est-ce qu'il fera soleil aujourd'hui ? Est-ce que c'est OK de boire un café ? Qu'est-ce que je fais aujourd'hui ? En préparant le lunch et le déjeuner de mon mari, le doute m'envahissait. Ça c'est empiré en remplissant mon tableau dans le logiciel Fertility Friend, une recommandation de mon amie Katherine. En entrant mes températures basales dans le logiciel, ce dernier m'a indiqué que ma date d'ovulation, selon les données inscrites, était assurément le 31 juillet, et non le 1er août comme je le pensais (faits à l'appui avec mon test d'ovulation qui est sorti positif la veille à 13 h). Mais voilà. Et si c'était le logiciel qui avait raison ? Et si j'avais raté ma date d'ovulation ? Est-ce que je fais les choses comme il se doit pour tomber enceinte ? Pourquoi suis-je si obsédée par le fait de devenir mère ? Y arriverai-je un jour ? Une chose est sûre : j'haïs le doute.
mercredi 3 août 2011
Retrouver le soleil
Ça m'a frappé comme un coup de poing au visage ce matin. Ma première journée en arrêt de travail. Trouble d'adaptation causant l'anxiété et une humeur dépressive. Bref, je traverse une période plutôt orageuse ces derniers temps. En fait, je dirais que ça a commencé en mai 2010, alors que coup sur coups, on m'a annoncé que je devrais envisager de me faire installer un défibrillateur et que ma condition cardiaque ne me permettrait sûrement pas d'avoir des enfants. Moi qui avais toujours rêvé d'une famille de trois enfants, ces annonces m'ont brisé le coeur. Comment était-ce possible ? Une batterie de tests plus tard, le verdict tombe : ok pour des enfants, un seul probablement, mais à condition que je me fasse poser un défibrillateur. Pas question pour le défibrillateur. Moi qui n'aime déjà pas mon corps, on ne me charcutera pas pour me poser un espèce de booster qui n'a aucune garantie de bien fonctionner ! Comme à mon habitude, tête baissée, je relevai mes manches et fonçai dans la vie. Pas le temps d'avoir de la peine. J'allais courir si vite que ni la maladie, ni le malheur, n'allaient m'atteindre. Mon chum et moi avons même décidé de nous marier... Et c'est ainsi que j'organisai un mariage de 125 personnes en moins de trois mois. J'avais toujours de la peine, mais je n'avais pas le temps de m'en préoccuper. J'allais me marier, avoir des enfants, adoptés et naturels, j'allais être en santé, j'allais être forte. Les mois ont passé... Mais la peine m'a rattrapée. Elle m'a rattrapée lorsque j'ai su que ma condition cardiaque m'empêchait d'adopter, lorsqu'un autre cardiologue me dit qu'il était en désaccord à ce que je refuse le défibrillateur, lorsque je connus une période trop chargée à mon goût au boulot, lorsque mes études (je poursuis un DESS à l'ENAP en même temps que je travaille) me prirent trop de temps, lorsque je sentis que de nouveau, ma vie m'échappait. À de nombreuses reprises, je me suis roulée en boule, pleuré toutes les larmes de mon corps, supplié le ciel de me faire dormir pendant des années. Mais je me suis relevée, à chaque fois. Ça été comme ça durant huit mois. J'ai été en voyage dans le sud pour me reposer, j'ai pris des vendredi, intensifié mes visites chez le psy, fait de l'acupuncture et du yoga. Mais entre mai 2011 et aujourd'hui, les jours de pleurs ont été plus nombreux que les jours heureux. Mon mari tient le phare de notre couple avec courage, mais je vois qu'il s'épuise. Nous sommes maintenant rendus à 3 inséminations artificielles. On espère, on est déçus. Je sentais que je me perdais. Je n'en pouvais plus. J'ai donc été voir le médecin hier. Résultat : repos pour 6 semaines. Sans médicaments. J'avoue que ça me fout la trouille. Une grosse trouille. Mais je sais que je dois me reposer. Je dois prendre le temps. Accepter les choses. Accepter le fait que j'ai une condition cardiaque particulière. Que je souffre d'une myocardiopathie hypertrophique. Que j'ai une trompe de Fallope bouchée, Que nous avons besoin d'aide pour avoir des enfants. Qu'il se peut que nous n'ayons jamais d'enfants. Accepter que je ne suis pas invincible. Que ça arrive à MOI. Voici ma quête du soleil. Pour qu'il revienne et chasse mes nuages et fait taire mes orages.
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