Une de mes amies les plus proches vient de vivre un (autre) deuil : elle a fait un arrêt de grossesse. Normal, me direz-vous, 25% des femmes font des fausses couches dans le premier trimestre. N'empêche. C'est triste, très triste. Je compatis beaucoup avec elle et lui souhaite tout le courage nécessaire pour passer cette épreuve.
Cette mauvaise nouvelle ne fait que me rappeler la chance immense que j'ai d'être enceinte. Une chance que je savoure à chaque seconde et à chaque minute qui passe. J'essaie de ne pas m'inquiéter... mais avec des nouvelles comme celles-là (et mes antécédents notoires d'angoisse), le hamster s'est remis à courir vite vite dans ma tête.
Et si les médecins voyaient quelque chose d'anormal lors de ma prochaine échographie (dans 3 semaines)? Et si l'écho cardiaque foetale du bébé s'avérait positive à la maladie ? Et si la chance tournait ?
Il n'existe pas de miracle, ni de remède magique approuvé contre la malchance, contre les infortunes de la vie. Le seul moyen de survivre, c'est d'y foncer tête baissée. Et se croiser les doigts.
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